|
La papesse ce personnage fait appel à Jeanne la Papesse, celle-ci ayant été élue pape
en avignon et cela contre la coutume voulant que seul un homme puisse accéder au
trone de st Pierre.
cette carte représente les choses cachés, la séxualité et le savoir en
général, là ou le batteleur est seul, la papesse le complete, tel est la
symbolique du chiffre 2. le livre indique l'etude. Le batteleur d'actif, se fait
passif(assis) pour l'etude et l'approfondissement de ses intuitions créatrice.
ce qui est caché, c'est ce qui n'est pas encore connu, et qui doit-etre étudié.
la papesse symbolise l'étudiant qui se doit d'aquérir ce qu'il ne sais pas. de
l'enfant vers l'adulte, du passage du vil vers le noble, la papesse est la
volonté de savoir, de l'approfondissement des choses.
La richesse de cette lame réside pourtant ailleurs. Il s'agit en effet de la
deuxième carte. Le « 1 » du Bateleur est phallique dans sa représentation, c'est l'Adam de la Bible duquel Ève est sortie. La valeur « 2 » quant à elle est
considérée comme féminine. Le Bateleur est debout, actif ; la Papesse est
assise, passive. Cette passivité est renforcée par la cape bleue (couleur de la
passivité) dissimulant une robe rouge (active). C'est le signe d'une grande
activité interne, qui ne se voit pas au premier regard et qui nécessite des
investigations pour connaître ce qui fait vivre ce personnage.
Elle doit son titre à la tiare
pontificale couleur or qui
déborde légèrement du cadre. Elle puise ainsi son inspiration divine (l'or) dans
le cosmos.
Derrière elle sont situées deux colonnes dissimulées sous un voile aux revers
couleur chair. Ce sont les colonnes de la connaissance des Francs
Maçons, et le voile est celui d'Isis.
La Papesse tient sur ses genoux un livre ouvert. Elle est détentrice d'un
savoir, disponible à tous, pourvu que l'on se donne la peine de soulever le
voile de l'ignorance.
Une autre lecture sur ce voile est celui de la virginité. En effet, la cape bleue dessine
autour de sa robe rouge une vulve qui
semble accoucher d'un être tenant un livre. Le voile derrière le personnage
s'apparente alors à l'hymen et, associé aux colonnes phalliques,
renforce cette dualité des genres sexuels.
Le livre qui semble être tenu à l'envers suggère qu'il nous faut nous placer
derrière l'épaule de la papesse pour en lire le contenu, la symbolique rappelle
qu'il nous faut aller dans la profondeur des choses pour les comprendre.
La papesse est le symbole de la féminité puissante, de l'époque antérieure à
l'écriture, où l'homme croyait que la femme était responsable seule de la
procréation ( bien sûr ils se reproduisaient, mais l'on ne faisait pas la
relation entre l'acte et la naissance d'un enfant neuf mois plus tard. On
croyait qu'un esprit pénétrait par la tête de la femme, se battait dans son
corps et que, lorsqu'il gagnait, l'enfant sortait et lorsqu'il perdait, le sang
(les menstruations) sortaient.) Résultat de cette croyance disant que la femme
était la seule responsable des naissances: le sexe féminin fut idéalisé. On
adorait la déesse mère, et la femme avait une position sociale supérieure à
celle de l'homme.
Plus tard, l'on comprit de rôle de l'homme, et le statut de la femme chuta.
S'en suivirent les grandes religions patriarcales (juives, égyptiennes,
grecques, et plus tard chétiennes et islamiques). La papesse est le symbole du
subconscient, de l'émotion, de la profondeur et de la femme à son zénith, à
cette époque d'immense matriarcat à l'échelle planétaire, très peu connue des
historiens et très mystérieuse. La civilisation des pierres levées, antérieure à
l'arrivée des celtes en Europe et leur civilisation du Fer, a pu sans doute être
le creuset idéal pour ce matriarcat agricole.
|