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Jorge Luis
Borges, dans sa nouvelle La secte du Phénix, entreprend une lecture
ironique et intellectuelle du secret ésotérique en mettant en scène une secte
qui protège un secret comme un trésor, ce secret étant une trivialité bien
connue de tous. Plus que de railler la mécanique des sociétés secrètes et de
leur soi-disant secret, c'est à une histoire elle-même symbolique d'un autre
message que Borges nous convie.
Dans Le Pendule de Foucault, Umberto Eco, s'inspirant de
Borges, présente et raille un modèle de l'occultisme reposant sur la notion de
secret : le plus grand secret est celui qui ne cache que lui-même, un peu comme
un oignon qui au fil des peaux que l'on ôte ne révèle rien d'autre qu'un
oignon ; cependant, plus on l'épluche, plus cela fait pleurer les yeux.
Toujours d'après Eco, professeur de sémiologie et satrape du collège de 'Pataphysique, là où
l'ésotérisme prend tout un sens réside dans ce système de connaissance qui fait
appel à lui-même avec une grande richesse de sens. Parmi ces systèmes
« complets », on trouve le Tarot de Marseille.
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